"Là! c'est de la Musique" programmation 2022 PAMELA BADJOGO


Un peu avant que le lancer de frisbee ne fleurisse dans les jardins de Libreville, Pamela Badjogo y naquit et y passa son enfance. Déjà déterminée à faire de la musique, elle commence timidement par être choriste de hip-hop et intègre différents groupes avant d'intervenir dans des studios de musique. Mais pour son père la musique n’est pas un métier, il pousse donc sa fille dans la voie que lui-même avait choisi, la biologie et la pharmacie, soucieuse que son papa soit fier d'elle, elle choisit la biologie tout en continuant en parallèle à faire de la musique : les matins à la fac, les après-midi dans des studios d’enregistrement. Après l'obtention d'une bourse pour ses études en microbiologie, elle s'installe en 2005 à Bamako où elle propose ses services de choriste et se fait connaitre notamment par le Studio Tamani qui accueille Dee Dee Bridgewater. Amenée à postuler pour faire les chœurs du dessin animé Kirikou & Karaba, elle réalise pour la première fois qu'elle peut gagner de l’argent en chantant..

En 2007, Pamela Badjogo est finaliste de l’émission Case Sanga sur Africable, en remportant la demi-finale face à l’artiste Cheick Siriman Cissoko.

Elle chante également pour Salif Keita et Oumou Sangaré.

Sa carrière solo débute en 2015 avec un album, Mes Couleurs qui offre une palette de sonorités blues et afro-jazz, qui puise son inspiration dans les traditions bantoues de son Gabon natal combinées aux rythmes mandingues du Mali.

L’année suivante, elle est finaliste du Prix RFI découverte.

Sélectionnée aux côtés des artistes Josey de Côte d’Ivoire, Rokia Traoré du Mali, Charlotte Dipanda et Coumba Gawlo Seck pour la clôture de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2017 au Gabon, les cinq femmes présentent ensemble une composition signant leur engagement dans la lutte contre le cancer, la chanson intitulée Pour nos sœurs et pour nos mères..

La même année, au Mali, Pamela Badjogo dirige le programme «Moussoyayé Koba yé » (C’est une excellente chose d’être une femme), collectif d’artistes réunis contre les violences basées sur le genre. L’initiative soutenue par l’ambassade du Canada et ONU Femmes regroupe une vingtaine d’artistes parmi lesquels Rokia Traoré, la rappeuse Amy Yerewolo, Doussou Bagayoko.. et se conclut par un concert.

Le 25 janvier 2018, au Cameroun, Pamela Badjogo anime à Douala, aux côtés d’autres personnalités influentes comme Sally Nyolo, un atelier sur l’autonomisation des femmes.

Elle s'installe ensuite en France et travaille sur un projet fusion entre jazz et world music avec les artistes Guillaume Wilmot, Philippe Éliez et Laurent Facon.

Le second album de Pamela Badjogo, Kaba, sort en 2020, elle y aborde, de façon dansante, les sujets des violences faites aux femmes et des inégalités entre les sexes. Dans la veine de la vague afro-pop et afro beats en pleine effervescence sur tout le continent africain et portée par les scènes du Nigéria et du Ghana, Pamela Badjogo s’inscrit dans la lignée de Yemi Alade et de Burna Boy en portant son flambeau dans la francophonie. Toujours aiguillée par le guitariste spécialiste du highlife*, Kwame Yeboah (guitariste et arrangeur de Pat Thomas et d'Ebo Taylor), Pamela emmenée par des cocottes* de guitares entêtantes, perpétue son engagement en faveur de l’égalité des chances femmes-hommes. Décidée à célébrer l’humanité sur un groove englobant différents âge d’or des musiques d’Afrique, Pamela livre ses chants humanistes sur une musique introspective et soul envoûtante mêlant intimement les instruments traditionnels mandingue, les vocalises jazzy, avec le groove afro beats et afro house qui font la fierté de la jeunesse africaine et de sa diaspora tout autour de la planète.. BD°)

Nous avons hâte d'accueillir Pamela Badjogo le samedi 16 juillet 2022 à 18h dans la cour du Collège Vernet à Avignon dans le cadre du festival “Là! c'est de la Musique” édition #6. L'effervescence Highlife et Afropop africaine sera de rigueur en ce début de soirée.. let's groove!!