Là! c'est de la Musique Programmation 2021 IGNACIO MARÍA GÓMEZ

Le samedi 17 juillet à 17h30 "Là ! c'est de la Musique" aura l'immense fierté d'accueillir pour une escale musicale, un être hors-du-commun.

Né à Bariloche en Argentine en 1992, Ignacio María Gómez déménage pour le Mexique à l’âge de 12 ans. Là-bas, il rencontre une communauté de musiciens qui ont rapporté de leurs voyages, en Guinée notamment, rythmes et percussions traditionnelles mandingues. Improbable ? Peut-être. Mais cette ouverture changera le cours du destin de l’artiste en devenir qui en absorbe tous les fruits par la pratique et par l’écoute des grands maîtres, de Famoudou Konate à Mamady Keita. A son retour en Argentine, Ignacio María Gómez âgé de 15 ans devient le professeur autant que le pilier d’une communauté de musiciens qu’il initie à la musique traditionnelle guinéenne. C’est alors qu’une intuition le traverse : serait-il afrodescendant ? Parce qu’il en sait trop peu sur la généalogie de sa famille, Ignacio se joint au groupe de recherche de l’historien Marcos Carrizo à l’Université de Córdoba, convaincu de la nécessité d’un nouveau récit sur la représentation de la diaspora africaine en Argentine. S’engage alors une véritable quête identitaire qui le conduira, balafon et guitare sur le dos, à voyager pendant plus de cinq ans sur les routes de Colombie, du Mexique, du Nicaragua, du Guatemala ou d’Équateur à la rencontre des communautés afro-descendantes d’Amérique du Sud. Auprès des Garifunas ou de la famille Balanta à Timbiquí, Ignacio chante la bossa de Stan Getz et Joao Gilberto, se gorge des musiques racines - tambours, marimba de chonta, samba, son jarocho, wayno - qu’il croise en chemin et partage son savoir-faire.

Parce qu’il a toujours voyagé léger, Ignacio María Gómez arrive en France fin 2016 avec sa musique et quelques euros en poche. Il joue dans la rue contre les courbes de la Seine lorsqu’un jour un autre explorateur du son tombe sous le charme de ses incantations : le violoncelliste Vincent Ségal, qui l’invite à partager un titre au Théâtre des Champs-Élysées. C’est le début d’une nouvelle amitié, présage d’une nouvelle aventure. Après une incursion en Afrique, un crochet au Japon avec le compositeur Jun Miyake, une collaboration avec Loy Ehrlich et quelques concerts en France, Ignacio María Gómez matérialise aujourd’hui les fruits du premier cycle de sa vie sur Belesia, un premier album très personnel qui réunit 10 morceaux composés entre 2009 et 2019. Au folklore, Ignacio préfère une libre interprétation composée de mantras hypnotiques et profonds, conçus comme une invitation à se guérir en voyageant au cœur d’une méditation à haute voix - dont la texture semble marier celle de Caetano Veloso et Bobby Mc Ferrin parfois. Soyez prêt pour l'embarquement à destination de cette nouvelle Pangée musicale le 17 juillet à 17h30 dans la cour du Collège Vernet..