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Le Blog


Ouvrons cette fois le dictionnaire à la lettre “K”, celui de Buzzati, celui de kayak, où on trouve aussi Kabbak un autre palindrome (à la lettre “P”), aux accents de l’Est celui-là qui révèle pourtant un trio bien Auvergnat, qui revisite le mythique couple cabrette-accordéon, grâce à un répertoire tout en compositions. Les percussions, qui viennent se mêler au jeu riche et cadencé de l’accordéon, et à l’énergie sauvage de la cabrette, apportent à Kabbak une bonne dose d’originalité et de modernité.

Le trio se compose de Hervé Capel qui est originaire de Salers et a naturellement baigné, depuis son plus jeune âge, dans le chaudron des musiques & danses traditionnelles d'Auvergne. Outre sa dextérité à l'accordéon chromatique, il possède de par sa longue expérience et sa grande sensibilité, un style qui sied à la perfection au répertoire du Massif Central. Rompu à la pratique de bals et concerts, il partage et fait partager une passion pour les musiques d'Auvergne plus particulièrement. L'énergie, le swing, la cadence et le sens de la variation viennent alimenter ces musiques ''trad'' qu'il considère comme, on ne peut plus, ''actuelles’’.

Sandrine Lagreulet qui intriguée depuis petite par le son unique de la cabrette, décide à l’âge de 14 ans de s’attaquer à la Bête… Depuis, elles ne se sont plus quittées ! Enfin presque, car elles ont été en froid pendant presque 5 ans… pour mieux se retrouver ensuite ! Sandrine a été membre du groupe Dômad’airs de sa création jusqu’en 2004, de la Compagnie Léon Larchet de 2009 à 2013 avec un Duo de bal Muzikadansé avec Jac Lavergne (accordéon diatonique) et en concert en trio avec ce dernier (accordéon diatonique, oud) et Jean-Christophe Planès (hautbois, hautbois baryton) mais aussi d'un Duo de cabrettes avec Jacques Puech de 2009 à 2010. Elle fait partie depuis 2013 de Boutons et Canons, un Duo de bal avec Jérôme Thomas et travaille avec le groupe Peace Land Messengers depuis 2014. Et enfin de Fawzi Berger qui est un œuvrier, selon le vocable qu'utilise Bernard Lubat pour qualifier les artistes de sa compagnie. Mais avant d'apprendre à se déformer le percussionniste a suivi une formation plutôt classique et rigoureuse, baguettes à la main.. fils de chef d'orchestre oblige. D'abord la technique en passant par le Conservatoire de Nantes, puis il descend à Bordeaux pour suivre un professeur, Dominique Marseille, qui y dirige l'école Agostini, et qui lui donne un enseignement très technique, beaucoup de travail et de rigueur, raconte Fawzi, s'en suit un passage sous les drapeaux comme tambour dans la musique des forces aériennes. C'est donc bardé « d'outils », qu'il se présente à Uzeste en 2003, découvre Lubat. « J'ai réalisé que je ne savais pas vraiment me servir de tous ces outils, Bernard a déclenché quelque chose, jusque-là, ce côté artistique, n'avait jamais été stimulé...». Le percussionniste dit de son rôle qu'il doit être « inventif, créatif, réactif, imaginatif ». Toujours sans certitudes, quitte à se payer des nuits d'insomnie quand deux maîtres du free, Louis Sclavis et Michel Portal, sont annoncés. Depuis 1998, il se nourrit de voyages à Rio ou dans le Nord-Est brésilien, de l'émotion des «favelas résonant des tambours en pleins préparatifs du carnaval». Gageons que tambours, accordéon et cabrette résonnent à l'unisson dans notre Bal Trad à la faveur des amoureux et de leurs pas amoureux en cette veille de fête nationale sous la nuit avignonnaise !

BÐ)


#kabbak #lacestdelamusique #avignon






Toujours à la lettre J comme jeune public on trouve « Une Journée à Takalédougou » le titre du spectacle donné par Gurvan Loudoux et Amadou Diao.

En parallèle de leur groupe Bako-Combé, Gurvan Loudoux et Amadou Diao mènent depuis de nombreuses années toutes sortes d’actions culturelles, auprès notamment de la petite enfance, dans des crèches, relais d’assistantes maternelles et structures multi-accueil. Au fur et à mesure de leurs interventions, les deux musiciens sont impressionnés par les capacités d’émerveillement, de découverte et d’écoute des jeunes enfants. Le plaisir partagé lors de ces ateliers les mène naturellement en 2020 à imaginer un spectacle pour les tout-petits, une manière d’aller plus loin dans la démarche artistique et d’y introduire une dimension poétique. Ainsi nait « Une journée à Takalédougou » qui évoque en musique le quotidien d’un village, au sud-ouest du Burkina Faso, en bordure du fleuve Comoé, du réveil à la préparation des repas, en passant par la sieste et le travail dans les champs. L’association de sons collectés sur place, de sonorités traditionnelles mandingues revisitées et d’électro ambient nous immerge dans ce village où les griots rythment de leurs voix les petits et grands événements de la vie des habitants. Les deux artistes puisent dans la richesse de leurs cultures - traditionnelle pour l’un, électronique pour l’autre - pour nous offrir des compositions originales alliant la virtuosité de la kora et la voix rauque et suave d’Amadou aux nappes atmosphériques de Gurvan.


Bako Combé c'est de la musique mandingue à ouïr et à danser né en 2011 de la rencontre entre Amadou Diao griot burkinabé (kora, balafon et chant) et Gurvan Loudoux percussionniste breton. La formation a trouvé son rythme de croisière avec l’arrivée de Stephane Marrec à la basse et contre basse et Dramane au balafon et n’goni. Bako Combé a su se réapproprier la tradition d’Afrique de l’ouest pour composer sa propre musique, une musique de son temps qui oscille entre plage contemplative et rythmes frénétiques parfait pour la danse.


Amadou Diao (Kora, n’goni et balafon), originaire du village de Takalédougou, de la contrée de Comoé, au sud-ouest du Burkina Faso. Il appartient à une famille de griots (aussi appelés bardes), et a été bercé depuis son enfance par l’univers musical traditionnel de ses parents. En 1988, il finalise sa formation au sein du groupe Doti de Takalédougou avant de partir pour la capitale, Ouagadougou, et lancer sa carrière professionnelle. Auteur et interprète, il joue de nombreux instruments et c’est en autodidacte qu’il s’initie à la kora, son instrument favori. Amadou a composé de la musique pour des compagnies de danse contemporaine et a accompagné sur scène un grand nombre d’artistes burkinabés. Il parle à ce jour plusieurs langues dont le Toussian, le Dioula, le Français et le Karaboro.

Amadou Diao en plus du chant et de la kora, joue du n’goni (luth traditionnel malien) et du balafon (famille des xylophones). Ces éléments font partie de l’instrumentarium classique du répertoire mandingue. Comme l’encourage la coutume de son village natal, Amadou a construit l’ensemble de ses instruments lui-même, principalement à base de calebasses (cucurbitacées originaires d’Afrique) pour la résonance leur forme originelle, puis, en y apportant progressivement des sonorités électroniques.

Gurvan Loudoux (Musique assistée par ordinateur), est à l’origine professeur de batterie et de percussions dans diverses écoles de musique du sud-Finistère. Il a également été intervenant dans des crèches, RAM et écoles mais aussi auprès de personnes en situation de handicap (intervenant en percussions adaptées). À la fin des années 90, il effectue différents stages de percussions pour parfaire sa pratique (djembé et doundoun au Mali avec Zani Diabaté, percussions cubaines etc.). Il est actuellement membre de plusieurs formations musicales : Bako-Combé (musiques électroniques & mandingues), Marc Gauvin (chanson française), Le Cercle (hip-hop & jazz), Cie Pomme-Piment (danse d’expression africaine)...


Allez prenez sans attendre votre billet... destination Takalédougou, à 11h et 12h du 14 au 17 juillet, empreinte carbone minimum  !











À la lettre "J" qui m'est particulièrement chère avec ou sans point.. on trouve entre autres jolis mots, Joulik, qui en russe signifie chenapan, petit voleur, va-nu-pieds.. et c'est sans doute de cette façon espiègle et sans attache que depuis une dizaine d’années, le trio vocal et instrumental Joulik dessine ses carnets de voyages sonores comme une ode aux Ailleurs, aux langues mêlées, aux paysages imprégnés d'un capiteux parfum de liberté. Vagabondant entre chants traditionnels revisités et musiques créatives du monde, alliant virtuosité, simplicité, fougue et sensualité.

Les voix, empruntant des langues d'ici et d'ailleurs, se mélangent aux couleurs de la guitare, du oud, du violoncelle, de la mandole, de l'accordéon et des percussions qui tour à tour nous embarquent subtilement dans des ambiances métissées, poétiques ou endiablées. Un concert de Joulik c'est un moment de partage, qui nous installe tout aussi bien dans la magie de l'écoute, que dans une irrépressible envie de virevolter. 

Mais le moment des présentations est venu, le trio Joulik c'est à la guitare acoustique, au oud, à la mandole, au chant et aux percussions :

Robin Celse, qui dès l’âge de 6 ans se passionne pour la guitare et suis diverses formations musicales où il côtoie différents univers musicaux. Après l'obtention d'un BTS Audiovisuel Son à Cannes il travaillera quelques années en tant que technicien son, continuant à composer des musiques à l’image. Aujourd'hui, Robin continu son exploration à travers différents projets allant de la musique du monde aux musiques actuelles, jazz-rock (Joulik, Delirium Talpa, Gari Greu, Oaïstar..) en passant par la scène jeune public. Il collabore avec des compagnies de théâtre, créant la musique de divers spectacles dans lesquels il joue. Il met en musique et accompagne des lectures pour des Compagnies tel que Mâaloum ou Biblio Incognito. Il intervient aussi en milieu hospitalier auprès d’enfants lors de séances musicales.

Utilisant les multiples instruments déjà cités, auxquels il faut ajouter la guitare électrique et le bouzouki, Robin, nourrit de ses multiples expériences, nous transmet à travers Joulik son goût pour le métissage.

Mélissa Zantman au chant, à l'accordéon et aux percussions : Mélissa débute le chant dès son plus jeune âge, notamment dans un groupe de chants polyphoniques traditionnels du monde durant 12 ans, parallèlement elle étudie la flûte traversière, les percussions, le piano, la danse et le théâtre au conservatoire mais c'est en autodidacte qu'elle aborde l'accordéon chromatique à 14 ans.

Suite à la formation professionnelle "Pro Musica" (84), elle obtient le DEM en musiques actuelles au CRR d'Avignon et le MIMA (musicien interprète des musiques actuelles). Grâce aux diverses rencontres musicales, Mélissa trouve aujourd'hui sa place aussi bien dans différentes formations musicales : Joulik (musiques des mondes), La Mòssa, (sextet polyphonique), que dans la transmission, La compagnie du Pestacle (théâtre musical très jeune public), elle travaille depuis 2012 en collaboration avec les Théâtrâles des jeunes en Europe et La ferme de Trielle, où elle intervient auprès des enfants en musique et théâtre dans le cadre de Classes culturelles...

Dans ces différents projets. Mélissa Zantman joue de sa voix, de son accordéon et d'autres petits instruments en tous genres avec joie et tranquillité.

Elle participe en 2014 à l’album de Dizzilez «  Aux Anges  ».


Et les présentations seront complètes avec Claire Menguy au violoncelle et au chant, membre du Trio Zéphyr depuis 2000, elle joue compose et improvise depuis plus de quinze ans avec des musiciens, des comédiens, des poètes, des danseurs et des conteurs. On a pu notamment l’entendre aux côtés de Michael Lonsdale, Jean-Claude Carrière, Kamel Guennoun, Steve Shehan, Hadouk trio..

De 2004 à 2011 elle est musicienne et compositrice dans «Jours de vent», quartet pour cordes et saxophone du Trio Zéphyr et Pierre Diaz, qui se produit à Jazz à Junas, au festival des voix de Maguelone et part en tournée au Vietnam avec la chanteuse Huon Thuan.

De 2006 à 2011, c'est auprès de La chanteuse Marianne Aya Omac qu'elle compose et joue. Elle accompagne Piers Faccini à La Cigale, au festival Solidays, au printemps de Bourges de 2009 à 2010.. Depuis 2012, elle joue auprès du chanteur Fabien Boeuf.

De 2013 à 2016, elle participe à de nombreuses collaborations et enregistrements avec le Trio Zéphyr auprès de Piers Faccini au festival les nuits d’O.. Nik Bartsch au New morning.. Scotch et Sofa, Iaross, La compagnia dell’ Improvviso, Volin..

Depuis 2017 elle a rejoint le groupe Joulik, et ensemble ils créent l'album "Envol" et en 2022 l'album " Racines", 12 titres pour parcourir un pays fantasmé, révélé au fil des voix et des cordes enlacées que Joulik s’amuse à essaimer sous un arbre à palabres. Enraciné au cœur du monde... BÐ)