Bandeaux2022_2.jpg

Le Blog


Dans l'index de notre atlas on s'intéresse à la lettre « R » comme Radio Safi mais il est notifié de se reporter aussi à Il Fera Beau Demain Matin Jusqu'à Midi et à Trio Soufi. L’aventure est née de la rencontre entre Aziz Sahmaoui, Leader du groupe University of Gnawa et chamane de l’art Gnawa et Eric Longsworth, compositeur, violoncelliste, explorateur. Deux artistes que l’on dit rares et inclassables. La délicatesse et la puissance des sonorités des instruments s’entremêlent avec précision et audace, tout en déployant une musicalité captivante.

La présence lumineuse du percussionniste Adhil Mirghani, enrichit la palette des sonorités et porte cette concordance des temps vers un ailleurs rythmique empreint d’éclats. Leur musique aux accords jazz, parfois blues, ou folks chantés par la voix brulante d’Aziz en arabe, ou en français magnifie les textes poétiques par les cordes pincées, frottées du violoncelle sensible d’Eric et le jeu d’Adhil qui résonne avec les accords. Ce récit musical orient / occident a comme dessein la communion de tous les publics avec les émotions musicales et la sincérité de cette rencontre.


Depuis 10 ans, Aziz Sahmaoui est le meneur d’une formation, University of Gnawa, qui a pour seule méthode de croiser et de décloisonner les matières. De fait, les musiques africaines traditionnelles se jouent comme du jazz et s’écoutent comme du rock, la virtuosité des musiciens n’étouffe jamais le message poétique ou politique des chansons, l’apprentissage se fait par la rencontre et le partage. Après trois albums et des centaines de concerts autour du monde, University Of Gnawa fête ses 10 ans.

Tout a commencé quand Aziz enfant assiste au Festival du folklore de Marrakech, doyen des festivals marocains, et prend conscience de l’incroyable richesse musicale du pays, des troupes traditionnelles y affluent pour distiller : chaâbi, dekka, houara, aayta, musiques berbères et tagnaouit… ces musiques l'imprègnent et le nourrissent. Plus tard, il va vivre à Inzeguane en pays berbère puis plus longuement à Nador, à chaque étape, il comprend et apprend les secrets de ces musiques. L’adolescence venue, il crée des groupes et anime des fêtes de familles où les musiciens doivent adapter tous les patterns et tous les modes, à la demande d’un public expert. Il apprend la science des rythmes composés qui sera plus tard l’un des secrets de sa fusion et la source d’une transe puissante et groovy..

Fervent de la tradition musicale de son pays, Aziz est aussi fasciné par la pop occidentale, son premier groupe Zriab, où il est bassiste et choriste, reprend les standards de Neil Young ou Paul Simon, avec une attention particulière aux harmonies vocales que l’on peut former avec des notes différentes contrairement aux traditions nord-africaines où les musiciens jouent et chantent à l’unisson.

A la fin des années 80, après un diplôme de lettres obtenu au Maroc, Aziz se pose à Paris et anime des mariages, occasions de rencontres avec d’autres musiciens. Sollicité par le légendaire groupe marocain Lemchaheb, ainsi que par la diva Najeth Aatabou, Aziz continue à enrichir ses connaissance au contact d’autres musiciens maghrébins : Youcef Boukella, bassiste du groupe T34 et Larbi Dida, ex-chanteur du mythique groupe Raïna Raï. Les trois hommes seront à l’origine d’une fantastique formation : l’Orchestre National de Barbès. Les trois amis, auxquels se se rallient le batteur Karim Ziad et Alain Debiossat, saxophoniste du groupe Sixun, inventent leur musique. Une usine désaffectée, l'ouzine comme ils l'appellent, devient leur terrain d’expérimentation, les standards gnawas, raï et chaâbi y sont structurés comme des chansons pop avec couplets et refrain; les mélodies traditionnelles harmonisées ; des rythmes oubliés du folklore sont ressuscités – comme Alaoui – et deviennent des tubes. Ils innovent en matière d’adaptation des rythmes traditionnels à la batterie ou à la basse et ouvriront le chemin à toute une génération de musiciens. Le guellal et la basse ne font qu’un ; le bendir se fait entendre entre une cymbale et une caisse claire ; la guitare électrique invite le mondol et le gumbri à partager la scène. L'ONB, soudé autours du binôme Youcef Boukella-Aziz Sahmaoui, rencontre bientôt un succès international.

Les années post-ONB portent Aziz Sahmaoui vers le jazz tout d’abord au sein du groupe de jazz maghrébin Ifriqya, poursuivant sa complicité avec le batteur Karim Ziad. Il participe à divers albums, dont Maghreb And Friends et du groupe de fusion Sixun. Il est aussi sollicité par Michael Gibbs et le WDR big band, pour une série de concerts dont naîtra en 2006 l'album  Jazz al’arab. Dans les années 2000, la rencontre avec le pianiste légendaire du jazz-rock métissé, Joe Zawinul va changer la vie d’Aziz Sahmaoui. Entre 2005 et 2007, Aziz intègre le Joe Zawinul Syndicate, se confronte aux meilleurs musiciens jazz, Scott Henderson, John McLaughlin, Wayne Shorter… et joue dans le monde entier.

Lors d’un concert du Syndicate, Aziz fait la connaissance d’un jeune bassiste sénégalais nommé Alune Wade. Les deux hommes s’embringuent en 2008 dans une nouvelle aventure musicale, pendant des mois, ils invitent des musiciens et donnent des concerts improvisés qui se terminent dans la créativité la plus débridée, entre musiques d’Afrique du Nord et d’Afrique de l’Ouest, avec détours vers la pop ou le jazz, dans un bar du XXème le French Kawa, berceau agité d’un nouveau groupe : University Of Gnawa. La suite vous la connaissez..


Eric Longsworth, compositeur et violoncelliste, est un de ces artistes inclassables, aux confluents de plusieurs styles. Jouant du violoncelle comme si parfois il s’agissait d’une guitare, d’une basse, ou encore d’un instrument de percussion, il a forgé au fil des années une approche très personnelle de l’instrument qu’il a choisi, il y a cinquante ans. Ses compositions, ainsi que sa façon de jouer du violoncelle, transcendent les frontières stylistiques conventionnelles et s’ouvrent souvent à l’improvisation.

Né aux Etats-Unis en 1959, élève de Gary Hoffman et de Janos Starker à l’Université de l’Indiana, il côtoie l’univers de jazz avec le grand pédagogue David Baker. Sa formation classique amène Eric Longsworth à jouer pendant quatre ans dans divers orchestres à Houston, dont le Houston Symphony et le Texas Chamber Orchestra. Attiré par d’autres courants musicaux, il approfondit ses études à Banff, Alberta, Canada, ou il participe à des ateliers avec Dave Holland, Dave Leibman, John Abercrombie, Steve Coleman et d’autres. Eric Longsworth confie vouloir, depuis son plus jeune âge, faire de la musique différemment, il décide de se consacrer dorénavant au jazz et à l’improvisation.

En 1986 Il s’installe à Montréal, Québec où il est d’abord remarqué au sein des groupes Icarus et Contrevent, avant d’attirer l’attention des critiques avec la sortie de son premier album en violoncelle solo, I Hear You, en 1997. Après une importante série de spectacles en solo, et multiples participations à divers projets avec entre autres Bill Frisell, Butch Morris, René Lussier et Malcolm Goldstein, il sort l’album If Trees Could Fly , en duo avec le contrebassiste Marc Johnson. Puis, il récidive en 2001 avec la sortie d’un album en trio, Sans Souci, avec Daniel Mille à l’accordéon et Pierre Tanguay aux percussions. Parallèlement à ses activités dans le milieu du jazz, il compose la musique de nombreux films documentaires et de radio-fictions.

En 2002, après plusieurs incursions dans l’hexagone, Eric Longsworth s’installe en France et intègre la scène jazz, collaborant en studio ou en concert avec Sylvain Luc, Daniel Mille, Remi Charmasson, Claude Tchamitchian et Jean-Charles Richard entre autres. Il sort l’album en quintette À Ciel Ouvert en 2007, avec Eric Seva, François Verly, Remi Charmasson, et Olivier Ker Ourio, et peu de temps après, Le Jazz fait son Cirque, tiré du spectacle qui a été présenté partout en France, dont une série de quarante dates dans la salle mythique L’Européen à Paris.

Suite à la rencontre en 2010 avec le joueur de kora Chérif Soumano, Eric Longsworth se lance dans les musiques du monde en créant le World Kora Trio, avec lequel il enregistre Korazon en 2012 et Un Poisson dans le désert en 2015. Le trio tourne en France et fait quelques tournées à l’international. Il participe aussi à des projets de la chanteuse américaine Pura Fe, la pianiste Perrine Mansuy, le percussionniste Steve Shehan. Il forme un nouveau trio avec la harpiste Julie Campiche et l’hautboïste Cedric Chatelain, Un Sacré Imaginaire, qui a son tour va inspirer un projet inusité qui va devenir le film Randonnée Musicale de Eric Longsworth sur le Sentier des Huguenots, 400 kilomètres avec violoncelle sur le dos à la rencontre d’autres artistes avec lesquels il partage la musique.

Artiste Associé de la Ville de Pamiers de 2018 à 2020, Eric Longsworth a initié des projets musicaux et a collaboré avec le Conservatoire de musique et danse de la ville et diverses associations du territoire, tout en s’engageant en profondeur sur l’élaboration de la création de Soundsphere Celebration.

Les plus récents projets incluent LAO, avec la chanteuse Gasandji, Nysno, un trio avec euphone (instrument cylindres de verre) et percussions, Marabout l’Oiseau avec Gregory Dargent à l’oud et Dramane Dembele aux flûtes peules, Xian Bo, le trio du pianiste Christian Bellehomme, et un cinéma-concert avec Raphael Lemonnier. Eric Longsworth est toujours à l’affût de rencontres artistiques et du partage musical comme moyen de rassembler les gens.








C'est à la lettre « M » que s'immobilise aujourd'hui le ouija de notre inventaire. « M » pour La Mal Coiffée, qu'il n'est pas nécessaire de présenter après plus de 500 concerts et bientôt 20 ans d'existence, mais je vais quand même faire un petit rappel des faits ! Tout a commencé en 2003, lorsqu'une petite bande de copines chanteuses fait la rencontre de Laurent Cavalié. Partageant l'amour de la langue occitane, c'est tout naturellement qu'ils créent La Mal Coiffée ; Laurent écrit et compose, les filles chantent et s'accompagnent de quelques percussions.

Les premières représentations se font dans la rue et un public se fidélise très rapidement autour du combo vocal féminin. Un projet de polyphonies qui, depuis, n'a cessé de résonner en Minervois et bien au-delà... des tournées en Allemagne, en Belgique, en Suisse... et même jusqu'en Mongolie ! Des festivals de renommée internationale, des plateaux télés, des radios, ainsi que les cinq albums témoignent de leur succès. La Mal Coiffée a évolué sous différentes formations et tourne actuellement avec quatre chanteuses/musiciennes, en les personnes de : Karine Berny (chant, bombo leguero, pétadou), Myriam Boisserie (chant, pétadou, monocorde), Marie Coumes (chant) et Laëtitia Dutech (chant, adufe, bendir, tambourins, tambour, monocorde).

Fin mai 2021, "Roge" a vu le jour, un nouvel opus qui est aussi le premier volet d'une trilogie.

LE ROUGE EST UNE LUMIÈRE, DE CRÉPUSCULE OU D'AURORE,

UNE LUMIÈRE DE TRANSITION, EN DEVENIR,

EN MOUVEMENT VERS LE GRAND SOLEIL DE MIDI OU VERS LE NOIR.

ROGE (Rouge) est un chantier d'écriture de poésies et de chansons que Laurent Cavalié mène pour La Mal Coiffée. Ce chantier va s'étaler sur quelques années donnant lieu à la création de plusieurs concerts et à l'enregistrement de plusieurs albums. Ce concert est créé pour la scène, avec une équipe technique de sonorisation et une création lumière. Le premier de ces concerts ainsi que le premier album s'appelle Roge., Opus 1.

"Cette couleur sera ensuite déclinée jusqu'à ce que nous ayons réussi à exprimer à partir de ce que nous sommes, de notre histoire particulière, nous gens d'ici ou vivant ici, notre refus et nos résistances face aux colonisateurs quels que soient leurs visages. Jusqu'à ce que nous ayons réussi à exprimer à travers notre poésie et nos chants la joie d'être ensemble et d'être de quelque part."

C'est sous cette couleur et avec La Mal Coiffée que s'ouvrira le festival "Là! c'est de la Musique #6" le mercredi 13 juillet à 18h.. Allez hop! Pim Pam!!

Au fait, c'est quoi un "pétadou"??? BÐ





Toujours à la lettre « K » de notre répertoire.. mais nous aurions tout aussi bien pu choisir la lettre « C », celle de CPC, de Collectif, de Création, car c'est bien de cela dont il s'agit là ! En effet KKC Orchestra et le Collectif Passatges en Coserans présentent un nouveau projet de création et de collaboration artistique. Une rencontre entre hip-hop et musiques traditionnelles qui s’appuie sur des mélodies et des « riffs » du patrimoine musical pour construire une musique singulière et plurielle, regardant le passé, projetant le futur, mais profondément ancrée dans le présent, du moment, de la scène !

KKC ORCHESTRA : “ Penser et faire danser ! ”. Voilà  désormais plus de 10 ans, que ce groupe qui mélange rap, swing manouche et électro, cisèle cette formule sur les bases d’une géométrie variable, d’une envie : de formes qu’il dessine, de normes qu’il décide. Véritable artisanat sonore, sa musique part du cœur pour parler au votre.. Poussé grâce au bouche-à-oreille en écumant les salles de concerts de la région toulousaine, puis parcourant l’Europe entière, il s’est forgé une solide réputation de groupe de scène. De fait le “KKC” n’est jamais autant lui-même que lorsqu’il opère une véritable fusion des genres, pas tout à fait par hasard si les Anglais ont classé cet “orchestre” – ils se présentent ainsi – dans la catégorie “électro-swing à la française”. Pour autant l’humour de ces rappeurs des champs sait se faire corrosif.. La vie est belle, mais pas toujours… largement festif, le KKC dit aussi cela, et incarne la preuve que créer, c’est résister !

PASSATGES EN COSERANS : Chantier d’exploration des arts traditionnels aux musiques actuelles en Couserans, le projet « Passatges » est le fruit d’une volonté d’affirmer l’ambition culturelle des acteurs couserannais. Ils ont défini un projet collectif unique nourri des compétences, énergies et spécificités de chacun et qui se décline dans trois grands domaines d’action : la formation des habitants et des musiciens, la diffusion de spectacles musicaux tout au long de l’année, la création artistique professionnelle. Le samedi 16 juillet à 21h la cour du Collège résonnera au son des scratchs, aux riffs des soufflants, à la clameur du rap, aux basses de la trap.. bref.. faites du bruit !! B)


Julien Champreux au chant et au scratch,

Cyrille Botto à la basse, clavier, scratch et chant,

Michael Fontanella à la guitare, basse, clavier et chant,

Aurélien Calvo aux machines, trombone, clavier et chant,

Daniel Detammaecker au chant, harmonica et percussions

Maxence Camelin à l’aboès, hautbois, cabrette et chant

Hélios Quinquis au banjo

Adrien Villeneuve à l’aboès, au boha et au chant