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Le Blog


À la lettre E de notre répertoire non exhaustif il y a entre “Écrire” et “Exil”, le titre du spectacle qui se jouera dans la Cour du Collège Vernet le 14 juillet à 18h et 21h, “Et la terre se transmet comme la langue “ donné par Franck Tortiller - génial vibraphoniste et compositeur de jazz français - et Elias Sanbar - traducteur des écrits de Mahmoud Darwich - tous deux largement documentés dans les descriptifs de la programmation du 76e Festival d'Avignon, puisque c'est en co-accueil que nous recevrons ce spectacle dans le cadre et la cour de Là ! c'est de la Musique. J'ai choisi de m'attarder un temps encore à la lettre “D” et de vous parler de Mahmoud Darwich et surtout de le laisser parler avec quelques extraits de ces poèmes dont la beauté m'ont laissé sans voix.

Mahmoud Darwich est né le 13 mars 1941 à Birwa près de Saint-Jean-d’Acre en Palestine.

En 1948, son village est détruit par les forces sionistes et sa famille se réfugie au Liban. Mais il revient clandestinement la même année en Palestine pour y faire ses études.

Il commence très jeune une carrière de journaliste tout en publiant ses premiers poèmes. Engagé dans le combat politique, il milite dans le parti communiste israélien, ce qui lui vaut d’être emprisonné à plusieurs reprises de 1960 à 1970 et d’être assigné en résidence à Haïfa. Mahmoud Darwich quitte Israël en 1971 et choisit de s'exiler d'abord au Caire, puis à Beyrouth, à Tunis et Paris. Membre du comité exécutif de l’OLP, il démissionne en 1993 et partage son temps entre Amman et Ramallah.

Il s'est éteint le 9 août 2008 à Houston, Texas.

Mahmoud Darwich est unanimement considéré comme l'un des plus grands poètes arabes contemporains et c'est probablement le poète arabe le plus lu et le plus traduit dans le monde. Auteur de plusieurs ouvrages maintes fois réédités, il est devenu le porte-parole de tout un peuple.

La découverte de l'Autre, l'exil à l'intérieur d'un pays qui n'est plus le sien et l'engagement dans la vie politique marqueront profondément les premières œuvres de Mahmoud Darwich. Six recueils de facture lyrique imprégnés d'un romantisme prononcé vont d'abord l'imposer comme poète révolutionnaire et chantre de la résistance. La bien-aimée, nommée Rita dans La Fin de la nuit (1967) et Les oiseaux meurent en Galilée (1970), la mère et la terre-patrie dans les recueils Feuilles d'oliviers (1964), Amoureux de Palestine (1966) et Ma bien-aimée se réveille (1970) sont souvent savamment fusionnées. Loin de toute référence idéologique, la résistance se nourrit ici des images puisées dans la vie quotidienne. Conscient de son rôle de poète, Darwich prône une écriture largement accessible.


À partir de 1970, Mahmoud Darwich intègre pleinement le mouvement culturel arabe et y trouve un espace à la mesure de ses ambitions. Deux motivations animent alors sa vision poétique : la première s'inscrit dans la continuité d'un lyrisme de plus en plus collectif, voire universel, la seconde se fonde sur la rupture. Voulant se défaire de l'étiquette de «  poète de la résistance  », Darwich multiplie les expérimentations. Son objectif est alors davantage la recherche d'une perfection esthétique que le reniement d'une production antérieure. Ce projet poétique innovateur débute avec Je t'aime ou je ne t'aime pas (1972) et Telle est son image et voici le suicide de l'amant (1975) où une nouvelle architecture du poème est mise en œuvre.

La guerre libanaise déclenchée en 1975 et le départ de Beyrouth en 1982 vont réanimer le sentiment de l'exil et constituer l'arrière-plan d'une poésie associant lyrisme et épopée. Le recueil Noces (1977) confère à la tragédie palestinienne sa dimension arabe et humaine. Le départ en bateau de Beyrouth, sous la pression des Israéliens, fut une blessure à l'origine de plusieurs poèmes et recueils. Éloge de l'ombre haute (1983) est un adieu au Liban et aux Libanais. Dans le recueil Siège des louanges de la mer (1984), la "mer" est une métaphore reprenant le thème de l'exode. Désormais Beyrouth, synonyme de blessure et lieu d'amour, hantera l'univers du poète.


La terre  nous est étroite.

Elle nous accule dans le  dernier défilé et nous nous dévêtons de nos membres pour passer.

  Et la terre nous pressure.

Que ne sommes-nous son blé, pour mourir et ressusciter.

  Que n’est-elle notre mère pour compatir avec nous.

Que ne sommes-nous les images des rochers que notre rêve portera,

Miroirs.

Nous avons vu les visages de ceux que le dernier parmi nous tuera dans la dernière défense de l’âme.

  Nous avons pleuré la fête de leurs enfants et nous avons les visages de ceux qui précipiteront nos enfants par les fenêtres de cet espace dernier, miroirs polis par notre étoile.

Où irons-nous, après l’ultime frontière ?

où partent les oiseaux, après le dernier ciel ?

où s’endorment les plantes, après le dernier vent ?

  nous écrirons nos noms avec la vapeur carmine, nous trancherons la main au chant afin que notre chair le complète.   

Ici, nous mourrons.

Ici, dans le dernier défilé.

Ici ou ici, et un olivier montera de notre sang.

La terre nous est étroite et autres poèmes, 1966-1999


Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie :

l’hésitation d’avril, l’odeur du pain à l’aube, les opinions d’une femme sur les hommes, les écrits d’Eschyle, le commencement de l’amour,

l’herbe sur une pierre, des mères debout sur un filet de flûte

et la peur qu’inspire le souvenir aux conquérants.


Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie :

la fin de septembre, une femme qui sort de la quarantaine, mûre de tous ses abricots, l’heure de soleil en prison, des nuages qui imitent une volée de créatures, les acclamations d’un peuple pour ceux qui montent, souriants, vers leur mort et la peur qu’inspirent les chansons aux tyrans.


Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie :

sur cette terre, se tient la maîtresse de la terre, mère des préludes et des épilogues. On l’appelait Palestine. On l’appelle désormais Palestine.

Ma Dame, je mérite la vie, car tu es ma Dame.

La terre nous est étroite et autres poèmes, 1966-1999







Dernière mise à jour : 17 juin


C'est à la lettre "D" qu'a choisi de s'arrêter aujourd'hui notre implacable lexique, "D" comme "Dame", elle va sans dire, mais aussi comme "Défendre" ou comme "Déterminée" au féminin. Mais commençons par un peu d'histoire et un flashback à Marseille en 1524, celle-ci assiégée par les troupes de Charles Quint, et malgré une ardente résistance de ses habitants, est mise en grande difficulté par un déluge de boulets ouvrant des brèches béantes dans ses remparts et rendant la ville vulnérable. Le Connétable à la tête des assaillants était confiant sur l'issue victorieuse de la bataille, c'était compter sans la détermination des femmes, ouvrières, nobles, bourgeoises, épouses, mères et sœurs qui, descendues de la place Saint-Thomé, appellent leurs concitoyennes à les suivre plutôt qu’à se lamenter, prêchent la résistance ou la mort, galvanisent un cortège d’amazones qui gravissant toutes les calades conduisant au rempart nord, apportent avec elles toutes sortes de matériaux, d’outils et travaillent d’arrache-pied à la reconstruction des fortifications endommagées. Au petit matin, les brèches étaient comblées, le Connétable n'en cru pas ses yeux.. et ses oreilles, quand retentit une clameur : depuis Avignon le roi et son armée venait au secours de la fidèle Marseille. Pendant que le félon Connétable et ses soldats, décampaient en hâte, femmes et hommes criaient, Vivo Marsiho ! Vivo Marsiho !

Cet épisode et ses héroïnes entrèrent dans l'histoire marseillaise sous le nom du "Bastion des Dames" qui donna son nom au Boulevard des Dames qui relie la Porte d'Aix à la Joliette. Et c'est justement sur ce Boulevard que 5 siècles plus tard se rencontrèrent 5 chanteuses et instrumentalistes au "Grand Domaine", l'idée des "Dames de la Joliette" était née.

En effet, Les Dames de La Joliette croisent le fer et s’interpellent à coup de pandeiro, de tamureddu, de bongos. Pas de quartiers, les hommes ne seront pas épargnés. Femmes au travail, chants de guerre, poèmes d’amour, chants récoltés et revisités, compositions originales.

Fortes et puissantes, elles nous emportent dans leurs combats en occitan, en français, en grec, en italien, en sicilien et en espagnol. Les Dames de La Joliette se veulent héritières de l’esprit de résistance et de vie de toutes ces femmes, poétesses ou femmes du monde, qui luttèrent, à l’image de leurs illustres ainées du "Bastion des Dames".


De gauche à droite

“A” comme Annie

Après avoir étudié durant 5 ans la guitare classique avec Jean-Emmanuel Jacquet à Marseille, puis la contrebasse avec Christian Gentet, Annie Maltinti s’oriente vers le travail de la voix en découvrant le chant polyphonique occitan au sein de la Compagnie nationale du Lamparo.

Elle cofonde en 2007 le quatuor vocal Enco de Botte, quatuor d’expression occitane et corse et se forme à la Paghjella corse au Centre d’Art Polyphonique de Corse avec Jean-François Luciani. Elle intègre le grand ensemble vocal, 23 voix issues de la scène occitane, Madalena. Elle a découvert les rythmes du Brésil, de Bahia au Nordeste, séjourné auprès des indiens Pataxó, portant un intérêt tout particulier aux contes et histoires populaires et à la musique dans sa dimension sociale. Elle cofonde le groupe Nova Troba avec Gil Aniorte Paz. La musique nait d’un nouveau voyage au Brésil et de la rencontre avec des formes poétiques de cercles brésiliens à Rio de Janeiro dans les années 1960. La culture des troubadours a voyagé, de l’Espagne au Portugal, du Portugal au Brésil. Nova Troba recueille ces quatrains de poésie Cordel ( petits feuillets accrochés à des cordes à linge dans les marchés ) et les met en miroir avec des textes choisis du poète occitan Robert Lafont. En 2016, elle intègre Les Dames de La Joliette, sous la direction artistique de Gil Aniorte Paz. Le groupe part en tournée au Sénégal en décembre 2019 avec 3 musiciennes sénégalaises, femmes griots et musicienne issue des musiques urbaines.

Discographie : Mezdj, Mescla (2008) / Enco de Botte, Castèls en l’aire (2017) / Dao électro, Secret of the Cosmos (2017), Nova Troba, Cometa que brilha, Septembre 2019.


“M” comme Maura

Chanteuse sicilienne, née à Messine, Maura Guerrera est marseillaise d’adoption depuis 2013. Elle a eu la chance de se familiariser avec la culture musicale sicilienne dès 1996, grâce à des musiciens porteurs de la tradition agropastorale de la région des Monts Peloritani. Elle étudie différentes techniques et figures rythmiques de tambour sur cadre d’Italie du Sud notamment la technique sicilienne. Elle étudie également les Modes du Chant Paysan avec Giovanna Marini et la technique vocale avec l’ethnomusicologue et musicienne Martina A. Catella. A partir de ces chants traditionnels elle va à la rencontre des autres musiques méditerranéennes et des musiques actuelles. Elle a collaboré, en Italie et à l’étranger, avec plusieurs artistes et groupes, entre autre Lino Cannavacciulo, Mimmo Maglionico, au projet Canti e Incanti di Sicilia et bien d’autres.

Elle est à l’initiative du projet Spartenza : chants traditionnels siciliens, mélodies orientales et rythmes méditerranéens, que Là! c'est de la Musique a eu le privilège de recevoir lors de l'édition 2019. Elle a rejoint Les Dames de La Joliette en 2014.


“N” comme Nadia

« Ma fille, tu feras de la danse ou du piano », c'est en ces termes que dès l’âge de sept ans Nadia Tighidet opte pour le piano classique, avec un apprentissage« à l’ancienne » . Très vite, Nadia lui préfère le jazz qu’elle pratique pendant cinq ans avant que son professeur ne fasse ce constat : cette élève-là ne joue pas du piano, elle tape dessus… À 15 ans, elle abandonne alors ses gammes pour les percussions traditionnelles cubaines. Repérée par une chanteuse malgache, elle intègre le groupe Les Soul’ Mama’s , apprivoise sa voix et écume, à seize ans, les cafés concerts de Marseille, puis de la région. L’aventure dure plus d’un an tandis qu’elle poursuit son apprentissage harmonique et choral en option musique au lycée. Élargissant peu à peu sa palette avec les percussions espagnoles et arabes, elle collabore ensuite avec des musiciens de la scène world marseillaise come Sayon Samba ou Pépé Oleka, avant de co-créer le groupe de compositions NHAO une belle aventure qui se concrétise avec un album Le Cri du zarb. En 2014, Nadia rejoint  Les Dames de La Joliette dirigé par Gil Aniorte Paz auprès desquels, elle trouve l’occasion de se révéler dans un art qui l’a toujours fascinée : les chants polyphoniques et traditionnels.


“S” comme Sylvie

Sylvie Paz, artiste transméditerranéenne puise son inspiration dans ses origines espagnoles andalouses et méditerranéennes et forge sa voix au regard des traditions de ces territoires. Elle intègre Les Dames de la Joliette en 2015. Chanteuse, elle écrit et interprète aussi des chansons et des textes pour elle-même et pour d’autres, Barrio Chino (groupe fondé avec son frère Gil), Radio Babel Marseille, Diwan de Mona / Putumayo, la Ultima. Chante dans Rassegna (prix Charles Cros 2017). En création avec Nicolas Cante et Lucas pour Carbonero conte électro. Son dernier projet Zoppa album Topographia est en co-compositions avec Kalliroï Raouzeou, BO documentaires). Elle s’intéresse à la création sonore et à la question du récit de soi en PODCAST avec le fil de soi. Elle relie création et liens avec le/les public(s) avec la question de L’humain au cœur. Sylvie Paz enseigne et travaille depuis de nombreuses années en France et à l’étranger. Elle s’intéresse aux questions sociales et sociétales et à la place des femmes dans la société… Elle écrit et dessine aussi.


“K” comme Kalliroï

Kalliroï Raouzeou  a étudié le piano, l’harmonie au Conservatoire National de Grèce à Athènes, le jazz, le chant et la musique contemporaine à l’Université ionienne à Corfou. Elle a étudié le théâtre à l’École Dramatique de G. Theodosiadis. À partir de 2000, elle collabore en tant que chanteuse et pianiste, avec plusieurs artistes et groupes et obtient une expérience musicale éclectique. Parallèlement, elle écrit la musique pour des spectacles. Installée en France depuis 2010, elle collabore avec le bateau-théâtre La Nef des Fous, la compagnie de danse AnouSkan, la Compagnie Rassegna, le théâtre Nono, la Maison du Chant ; elle participe au Festival de la Chanson française Pays d’Aix, Jazz Altitude à Briançon  ; elle enregistre avec le jazz-trio Oxxaman l’album Music from Rebetika et crée le projet musical FadoRebetiko, le blues du Portugal et de Grèce.

En 2014, Kalliroï rejoint Les Dames de La Joliette.

BD~)







Vous avez lu l'histoire de Soapkills sur le Blog de Là! c'est de la Musique, ça vous a plu, hein, vous en demandez encore, et bien écoutez l'histoire de Bedouin Burger... Alors voilà, Lynn Adib est chanteuse, musicienne et compositrice de musique arabe moderne et de jazz. Syrienne, profondément attachée au Liban, où elle a vécu, et à Paris où elle est basée, Lynn a d'abord fait partie de La Chorale de Joie de l'église de Notre-Dame-de-Damas, c'est là que tout a commencé, en marge de l'animation des messes, de l'aspect religieux, cette chorale privilégie le côté musicale et artistique allant jusqu'à donner des cours de musique ou à travailler avec des chorales musulmanes, la relation de Lynn au chant, est avant tout spirituelle, elle a grandi avec. Par la suite elle entre au Conservatoire Solhi al Wadi de Damas où elle étudie la flûte classique, avant de venir en France et d'être acceptée au Conservatoire de Rayonnement Régional de Paris, un endroit de rêve pour elle. Aujourd’hui, la voilà, mixant tous les styles en même temps.


« J’ai beaucoup d’influences. On peut commencer par la musique byzantine, avec les chorales mentionnées plus haut. Il y a la musique qu’on appelle « Chaâbi » ou « Arab arab » aussi. Pour les Européens, c’est un peu Omar Souleyman qui incarne ce style, mais en fait, il n’est qu’un échantillon de cette richesse de musique traditionnelle qui est hyper simple, très répétitive, et qui donne comme une sorte de transe. J’adore ce style, c’est un peu ce que j’écris souvent aussi. [....] Et après, il y a le jazz. Donc dans le jazz, [....] c’était vraiment basique au début : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, vraiment les noms les plus connus. Et par la suite, j’ai découvert un peu le Bebop, [....] : Bird, Dizzy Gillespie et tout ce style de musique un peu rapide, stressé, un peu compliqué. Voilà un peu le mélange qui m’a influencée. Il y a également la musique bulgare, [....] qui me rappelle un peu la musique byzantine quelque part. J’aime beaucoup ce côté chorale polyphonique, que l’on retrouve d’ailleurs [....] avec les chants corses. En fait, j’aime tout ce qui me donne de l’émotion. Par exemple, j’écoute énormément de Rock et de RnB, j’adore Snoop Dogg ! Il n’y a pas vraiment de style, c’est plutôt les émotions qui sont délivrées ».


C'est sur des morceaux chantés en squat qu'elle délivre ces émotions lors de la crise humanitaire syrienne, par nécessité de ne pas perdre la connexion, de communiquer avec ses origines, ses racines, par volonté de renouer avec son pays, d'effacer son éloignement d'un lien sans mots.

Aujourd'hui elle travaille avec Zeid Hamdan « le pape de la musique underground libanaise » que l'on ne présente plus et qui invente pour leur duo, de nouvelles rythmiques crépitantes et audacieuses, tendues vers la transe.. là sans doute où se situe cette transversalité entre leurs deux mondes, conjuguée à leur mutuel éloignement et leur besoin de faire de la musique plus que jamais. Leur collaboration s’appelle Bedouin Burger, avec deux morceaux auto-produits en juin 2020, le groupe a immédiatement intéressé Pop Arabia, l'antenne Moyen-Orientale du label américain Réservoir, il a signé avec eux un contrat de production en mars 2021. Les premiers singles sont sortis en septembre 2021. Bedouin Burger a récemment joué à l’Institut du Monde Arabe dans le cadre d’un événement de soutien aux victimes de la catastrophe de Beyrouth.

Nous aurons l'honneur de les accueillir le dimanche 17 juillet 2022 à 21h dans la cour du Collège Vernet à Avignon dans le cadre du festival “Là! c'est de la Musique” édition #6. Le voyage sera spirituel, émouvant, minimal et hypnotiquement transe .. BD*)