Las Hermanas Caronni, déjà programmées sur Là! c'est de la Musique en 2018, les sœurs jumelles nous font l'immense plaisir de revenir en 2021 à l'occasion de la sortie de leur nouvel album "Santa Plastica".

De l'Opéra de Buenos Aires aux scènes européennes où elles ont fait chanter leur violoncelle et leur clarinette, Las Hermanas Caronni se sont affranchies peu à peu de l'académisme de leurs formations classiques pour se jeter dans le maelstrom musical d'aujourd'hui. Argentines de naissance et italiennes, russes et suisses d'ascendances, elles ont parcouru le monde avant de s'installer en France à la fin des années 90 où elles ont formé leur duo. Au fil de leurs albums, elles ont à chaque fois intégré de nouvelles influences qui enrichissent leur répertoire et une rencontre avec Erik Truffaz aura suffi pour convaincre le trompettiste de se joindre à elles, les deux jumelles faisant un pas de plus vers le jazz avec lequel elles ont toujours voulu flirter. Entre la beauté grave de la clarinette basse de Gianna et le violoncelle caméléon de Laura, les compositions des deux soeurs, souvent inspirées de pièces classiques ou contemporaines, nous emmènent vers de nouveaux territoires, même si l'âme de la milonga rôde encore entre les notes. Un éclectisme qui ne renie rien de leurs origines mais qui confesse un appétit musical immense.

Le dimanche 18 juillet à 17h30 la Cour du Collège Vernet sera sous le signe du gémeau, du Tango, du Jazz, de l'Argentine et de nouveaux territoires musicaux à découvrir...


Le samedi 17 juillet à 17h30 "Là ! c'est de la Musique" aura l'immense fierté d'accueillir pour une escale musicale, un être hors-du-commun.

Né à Bariloche en Argentine en 1992, Ignacio María Gómez déménage pour le Mexique à l’âge de 12 ans. Là-bas, il rencontre une communauté de musiciens qui ont rapporté de leurs voyages, en Guinée notamment, rythmes et percussions traditionnelles mandingues. Improbable ? Peut-être. Mais cette ouverture changera le cours du destin de l’artiste en devenir qui en absorbe tous les fruits par la pratique et par l’écoute des grands maîtres, de Famoudou Konate à Mamady Keita. A son retour en Argentine, Ignacio María Gómez âgé de 15 ans devient le professeur autant que le pilier d’une communauté de musiciens qu’il initie à la musique traditionnelle guinéenne. C’est alors qu’une intuition le traverse : serait-il afrodescendant ? Parce qu’il en sait trop peu sur la généalogie de sa famille, Ignacio se joint au groupe de recherche de l’historien Marcos Carrizo à l’Université de Córdoba, convaincu de la nécessité d’un nouveau récit sur la représentation de la diaspora africaine en Argentine. S’engage alors une véritable quête identitaire qui le conduira, balafon et guitare sur le dos, à voyager pendant plus de cinq ans sur les routes de Colombie, du Mexique, du Nicaragua, du Guatemala ou d’Équateur à la rencontre des communautés afro-descendantes d’Amérique du Sud. Auprès des Garifunas ou de la famille Balanta à Timbiquí, Ignacio chante la bossa de Stan Getz et Joao Gilberto, se gorge des musiques racines - tambours, marimba de chonta, samba, son jarocho, wayno - qu’il croise en chemin et partage son savoir-faire.

Parce qu’il a toujours voyagé léger, Ignacio María Gómez arrive en France fin 2016 avec sa musique et quelques euros en poche. Il joue dans la rue contre les courbes de la Seine lorsqu’un jour un autre explorateur du son tombe sous le charme de ses incantations : le violoncelliste Vincent Ségal, qui l’invite à partager un titre au Théâtre des Champs-Élysées. C’est le début d’une nouvelle amitié, présage d’une nouvelle aventure. Après une incursion en Afrique, un crochet au Japon avec le compositeur Jun Miyake, une collaboration avec Loy Ehrlich et quelques concerts en France, Ignacio María Gómez matérialise aujourd’hui les fruits du premier cycle de sa vie sur Belesia, un premier album très personnel qui réunit 10 morceaux composés entre 2009 et 2019. Au folklore, Ignacio préfère une libre interprétation composée de mantras hypnotiques et profonds, conçus comme une invitation à se guérir en voyageant au cœur d’une méditation à haute voix - dont la texture semble marier celle de Caetano Veloso et Bobby Mc Ferrin parfois. Soyez prêt pour l'embarquement à destination de cette nouvelle Pangée musicale le 17 juillet à 17h30 dans la cour du Collège Vernet..




Sans bruit.. sur la pointe des pieds.. dans le hall acoustique du Collège Joseph Vernet, "Là ! c'est de la Musique" ouvrira dès le jeudi 15 juillet à 14h un nouveau cycle des désormais incontournables siestes, qui se prolongera jusqu'au 18 juillet cette année avec "47e PARALLÈLE", un concert sensoriel électro acoustique donné par Roxane Martin (harpe et machines) et Joël Fabre (techniques et machines).

Pour "47e PARALLÈLE" Roxane Martin a imaginé un cercle joignant six points sur le 47e parallèle Nord. Elle se déplace sur cette ligne brouillant les pistes du temps et de l’espace, composant avec ses cordes, des timbres de voix, des instants de vie, des silences et des résonances avec en filigrane les traditions populaires d’un monde imaginaire. Vous êtes bien installés, dans une posture propice à la rêverie.. silence, le voyage commence..


Roxane Martin joue de la harpe depuis l'enfance. Elle découvre à 7 ans la technique classique et la harpe à pédales auprès de Gwénaëlle Roussely, Monique Roze, Elena Polanska, la musique de chambre avec Florence Lafitte. Sa rencontre avec des musiciens de jazz et de musiques traditionnelles lui ouvre les portes de l'improvisation et de la musique orale. Elle imagine le groupe Anwynn en 2000 : une nourriture traditionnelle pour une écriture de l'instant. Elle rejoint en 2006 la compagnie balagan, créée par François Heim, et s'intéresse à l'esthétique des "nouvelles musiques traditionnelles". Elle a enregistré cinq albums autour de ses créations et accompagne régulièrement des poètes, comédiens, plasticiens pour des créations ponctuelles. Elle interprète, compose et improvise pour traduire un univers hors du commun avec fraîcheur et virtuosité. En 2016, elle prend la direction artistique de Zazplinn Productions : crée, coordonne des événements artistiques, anime l'émission radiophonique ZAZ PLINN autour des Nouvelles Musiques Traditionnelles.